Questions fréquentes

Qu'est ce que le CHOLESTEROL ?

Le Cholestérol est indispensable à la vie, il appartient à la famille des lipides (matières grasses).Le cholestérol est un composant fondamental des membranes des cellules. Il sert également à la fabrication des hormones et de la bile.

Notre corps fabrique environ 3/4 du cholestérol dont nous avons besoin, soit prés de 1 gramme de cholestérol par jour. Le reste soit un quart est apporté par notre alimentation.

Quand notre organisme fonctionne bien, la concentration de cholestérol est régulée. Ainsi quand les apports alimentaires de cholestérol augmentent, la production de cholestérol par notre foie diminue. NOTRE ORGANISME CONTIENT 145 G DE CHOLESTEROL SOIT ENVIRON 2 A 2.5 GRAMME PAR LITRE DE SANG. C’EST CE QU’ON APPELLE LE CHOLESTEROL TOTAL.

 

Que signifie "BON CHOLESTEROL ET MAUVAIS CHOLESTEROL"

Le cholestérol ne se dissout pas dans le sang. Pour être apporté aux cellules et aux organes, le cholestérol est véhiculé pas des transporteurs appelés LIPOPROTEINES fabriquées par notre foie.

Les lipoprotéines LDL transportent le cholestérol dans le sang ves nos organes. C’est ce LDL-cholestérol ou LDL-c qui est susceptible dans certaines conditions de s’accumuler au fil des années dans les parois des artères et de favoriser le développement des maladies cardiovasculaires au premier rang desquelles l’INFARCTUS DU MYOCARDE et L’AVC.

Pour cette raison le LDL-c est souvent appelé MAUVAIS CHOLESTEROL.

LE LDL-c EN EXCES DANS LE SANG EST UN FACTEUR DE RISQUE CARDIO-VASCULAIRE.

Les LIPOPROTEINES HDL quant à elles vont récupérer le cholestérol des cellules et ramènent le cholestérol vers le foie pour qu’il soit recyclé. Une augmentation du HDL-cholestérol ou HDL-C signifie que le transport du cholestérol vers le foie est augmenté.

EN RAMENANT LE CHOLESTEROL AU FOIE, LE HDL-c EMPECHE LE CHOLESTEROL DE SE DEPOSER DANS NOS ARTERES D’OU LA NOTION DE « BON CHOLESTEROL »

A quelle famille appartiennent nos aliments ?

Nos aliments se composent à part variable de glucides, de protéines et de lipides. Un régime alimentaire équilibré comprend habituellement 15% de Protéines avec un ration protéines animales/protéines végétales supérieur ou égale à 1, 30% de lipides avec un ratio lipides végétaux et poissons/lipides totaux supérieur à 2/5, et 55% de glucides.

Aucun des aliments n’entre entièrement dans ces 3 grandes familles à part certains d’entre eux transformés par l’homme comme l’huile, pour la famille des lipides, ou le sucre exclusivement glucidiques

La familles des GLUCIDES?

Elle comprend les CRUDITES, les CUIDITES, les FARINEUX ET FECULENTS, et les PRODUITS SUCRES.

Les Crudités sont les légumes (artichaut, carotte, céleri, champignons de Paris, chou rouge et vert, chou-fleur, concombre, cresson, laitue, mache et autres salades, endive, fenouil, radis, pousse de soja, tomate etc) les fruits (abricot, ananas, avocat, banane, brugnon, cerise, citron, clémentine, cassis, figue, fraise, framboise, grenade, groseille, kaki, mandarine, melon, mure, nèfle, orange, pamplemousse, pêche, pastèque, poires, pomme, prune, raisin, fruits exotiques, jus de fruits non sucrés).                                                             Les crudités apportent des glucides en quantité faible (légumes) ou modérée (fruits), des éléments minéraux ( calcium, phosphore, potassium, magnésium, sodium, fer), des fibres (cellulose), et pour la plupart de la vitamine C et du carotène (Provitamine A). Les fruits sec sont à rapprocher des aliments sucrés.

Les Cuidités comprennent les légumes cuits ou en conserves (idem ci-dessus plus asperge, aubergine, betterave, champignons, choucroute, choux de bruxelles, rutabaga, citrouille, courge, épinards, fèves, haricot vert, navet, salsifis, topinambour etc) Les fruits cuits ou en conserves ou au naturel.                                                                                Les cuidités apportent les mêmes quantités de sucres que sous forme crue, des fibres attendries, des éléments minéraux et de petites quantités de vitamine C selon leur cuisson.

Les Farineux et féculents se composent des farines, céréales pour petit déjeuner, semoule, tapioca, de pains divers (seigle, froment, épeautre, Sarazin), de pains grillés, de biscottes, de biscuits secs, de gâteaux, des pâtisseries, des châtaignes, iguame, makabo, manioc, taco, des pommes de terre, des pâtes, du riz, des légumes secs.                Les farineux et féculents apportent en quantité importante de l’amidon sucre d’utilisation lente assurant une certaine constance de la glycémie. Ils apportent aussi des protéines végétales, de la vitamine B, des éléments minéraux (magnésium notamment)et lorsqu’ils ne sont pas raffinés des fibres.

Les produits sucrés englobent le sucre blanc, le sucre roux, le miel, la mélasse, les confitures et gelées, les bonbons, la confiserie, les           chocolats, les boissons rafraichissantes(limonade, sodas, colas, tonics, bitters).                                                                                                                   Les produits sucrés apportent essentiellement du saccharose, sucre d’utilisation rapide, starter à énergie immédiatement utilisable pas l’organisme.

La famille des PROTIDES?

Elle se compose des PRODUITS LACTES, et des PRODUITS NON LACTES. Les Produits Lactés ; lait entier, écrémé, demi-écrémé, pasteurisé, stérilisé, condensé, en poudre; Lait fermenté (yaourts, Kéfir); Fromages frais (fromage blanc, petits suisses, demi-sel), fromages de chèvre frais;Fromages fermentés à pâte molle et moisissures externes (Camembert, Brie, Coulommiers) Fromages fermentés à croute lavée ( Pont l’Evêque, Livarot, Munster)         Fromage fermenté à moisissures internes (Bleus et Roquefort)                Fromage à pâte dure pressée non cuite(Saint-Paulin, Hollande, Cantal)Fromage à pâte dure pressée cuite(Gruyère, Parmesan), fromage chèvre.

Les produits lactés apportent surtout des protides de bonne valeur biologique, du calcium et du phosphore, des Vitamines du groupe B et des lipides en plus ou moins grande quantité.

Les Produits non lactés sont les produits de boucherie, charcuterie et triperie: Viandes de bœuf, mouton, agneau, porc, gibier à poils et à plumes; Volailles (poulets, pintade, canard, dinde, pigeon, oie)             Charcuteries (saucisses et saucissons, jambon, pâtés et galantines, andouilles, andouillettes, boudins), Abats( foie, langue, rognons, ris, cœur, tripes), les Produits de la pêche(poissons de mer et d’eau douce, mollusques, coquillages et crustacés) les Œufs, les Légumes secs, le soja.

Les produits non lactés apportent surtout des protéines de bonne valeur biologique, du fer, du phosphore, des vitamines du groupe B, des lipides en plus ou moins grande quantité. Le foie et le jaune d’œuf sont d’excellentes sources de vitamine A.

 

 

 

La famille des Lipides ?

Elle se compose de lipides animaux et de lipides végétaux. Les lipides animaux : beurre, crème fraiche, saindoux, graisse d’oie, de bœuf, de mouton.   Les lipides animaux apportent surtout des acides gras saturés, et pour le beurre de la vitamine A.  

Les lipides végétaux :huiles fluides( arachide, olive, tournesol, maïs, soja, pépins de raisin, colza, noix, argan), huiles compactes, margarines, fruits oléagineux.   Les lipides végétaux apportent surtout des lipides plus ou moins riches en acides gras mono insaturés( arachide, olive, colza) poly insaturés (tournesol, maïs, soja, argan) et de la vitamine E.

Qu'est ce que l'hyperlipidémie ?

On parle d’hyperlipidémie quand il y a trop de lipides(matières grasses) circulant dans le sang.

On constate très schématiquement 3 grands types d’hyperlipidémie.

Les hyperlipidémies faites essentiellement de CHOLESTEROL qui sont des hypercholestérolémie à SERUM CLAIR.

Les hyperlipidémies faites essentiellement de TRIGLYCERIDES qui sont des hyperlipidémies à SERUM LACTESCENT.

Enfin les hyperlipidémies mixtes faite de CHOLESTEROL ET DE TRIGLYCERIDES qui sont des hyperlipidémies à SERUM OPALESCENT.

Les hyperlipidémies peuvent être d’origine EXOGENE c’est à dire liée à notre alimentation qui apporte trop de matière grasse donc trop de lipides, ou d’origine ENDOGENE c’est à dire indépendante de notre alimentation. Elles sont alors soit PRIMAIRE d’origine génétique familiale soit SECONDAIRE à des troubles du métabolisme dans le cadre de maladie comme dans le DIABETE, l’HYPOTHYROÏDIE, l’INSUFFISANCE RENALE, ou de la prise de médicaments notamment la PILLULE.

Quels sont les bienfaits de l'huile d'argan?

L’huile d’argan est extraite à partir du fruit de l’arganier, arbre endémique du Maroc, représentant de la famille des Sapotacées et localisé principalement dans les zones arides et semi-arides du Sud-Ouest marocain. Cette huile a été, depuis des siècles, utilisée en médecine traditionnelle, notamment par les femmes du Sud marocain pour les soins corporels et capillaires. Dans la pharmacopée marocaine, l’huile d’argan est également recommandée contre l’acné, les vergetures, les gerçures, les brûlures, les lentigos, les soins des ongles et des cheveux. Ces différentes actions sont assurées par sa composition chimique intéressante, riche en antioxydants, comme la vitamine E, et notamment en gamma tocophérols, ainsi que par la présence de polyphénols et de stérols spécifiques. Les preuves scientifiques déduites à partir des études expérimentales, d’observations et des essais d’intervention suggèrent que la consommation de l’huile d’argan peut réduire le risque cardiovasculaire et avoir un effet antiprolifératif à travers un mécanisme biologique passant par des actions sur la pression artérielle, les lipides plasmatiques et le statut antioxydant. En effet, la consommation de cette huile est associée à une modification bénéfique du profil lipidique réduisant ainsi le risque cardiovasculaire chez les sujets sains et aussi à l’amélioration du statut antioxydant. Par conséquent, la valeur de l’huile d’argan dans l’alimentation bénéficie d’une grande priorité comme approche de prévention nutritionnelle pour prévenir le risque cardiovasculaire. Par ailleurs et vu l’importance des composés nutritionnels doués d’activités antioxydantes comme les carotènes, les polyphénols, les vitamines A, C et E dans l’arrêt du développement ou la progression de quelques cancers, l’huile d’argan, par sa richesse en tels produits, notamment en gamma tocophérol, pourrait avoir une action antiproliférative. En effet, les études expérimentales récemment réalisées suggèrent que l’huile d’argan pourrait être d’un intérêt potentiel pour développer de nouvelles stratégies pour la prévention du cancer de la prostate. Les données actuelles de la recherche scientifique sur l’huile d’argan montrent que, par son potentiel biologique et nutritionnel, l’huile d’argan contribue au développement d’une valeur économique nouvelle au Maroc et dans le monde entier.
April 2010, Volume 8, Issue 2, pp 89–97| Cite as
L’huile d’argan, de la nutrition à la santé
Authors A. Adlouni 15 April 20101.
Article de Synthèse Nutrition

Intêret du Policosanol dans l'hypercholestérolémie?

ARTICLE POLICOSANOL
Background Policosanol is a mixture of higher primary aliphatic alcohols isolated from sugar cane wax, whose main component is octacosanol. The mixture has been shown to lower cholesterol in animal models, healthy volunteers, and patients with type II hypercholesterolemia. Methods We reviewed the literature on placebo-controlled lipid-lowering studies using policosanol published in peer-reviewed journals as well as studies investigating its mechanism of action and its clinical pharmacology. Results At doses of 10 to 20 mg per day, policosanol lowers total cholesterol by 17% to 21% and low-density lipoprotein (LDL) cholesterol by 21% to 29% and raises high-density lipoprotein cholesterol by 8% to 15%. Because higher doses have not been tested up to now, it cannot be excluded that effectiveness may be even greater. Daily doses of 10 mg of policosanol have been shown to be equally effective in lowering total or LDL cholesterol as the same dose of simvastatin or pravastatin. Triglyceride levels are not influenced by policosanol. At dosages of up to 20 mg per day, policosanol is safe and well tolerated, as studies of >3 years of therapy indicate. There is evidence from in vitro studies that policosanol may inhibit hepatic cholesterol synthesis at a step before mevalonate generation, but direct inhibition of the hydroxy-methylglutaryl–coenzyme A reductase is unlikely. Animal studies suggest that LDL catabolism may be enhanced, possibly through receptor-mediated mechanisms, but the precise mechanism of action is not understood yet. Policosanol has additional beneficial properties such as effects on smooth muscle cell proliferation, platelet aggregation, and LDL peroxidation. Data on efficacy determined by clinical end points such as rates of cardiac events or cardiac mortality are lacking. Conclusions Policosanol seems to be a very promising phytochemical alternative to classic lipid-lowering agents such as the statins and deserves further evaluation. (Am Heart J 2002;143:356-65.)

Reprint requests: H. K. Berthold, MD, PhD, Institute for Clinical Research/Department of Clinical Pharmacology, Center for Cardiovascular Diseases Rotenburg, 36199 Rotenburg an der Fulda, Germany.

Le Coenzyme Q10?

La coenzyme Q10 ou CoQ10, est bien connue pour ses effets bénéfiques sur la santé cardiaque et vasculaire.2 En aidant nos « mitochondries », les centrales énergétiques de nos cellules, à brûler plus efficacement leur combustible, la CoQ10 est capable de protéger non seulement notre cœur, mais toutes les cellules de notre corps.3

Les effets protecteurs de la CoQ10 ont été démontrés pour le cerveau et le système nerveux, les poumons (asthme et maladies pulmonaires chroniques), Le métabolisme (diabète et syndrome métabolique), la santé des yeux, et même le système immunitaire en retardant son vieillissement.

Le plus intéressant est sans doute le fait que la supplémentation en CoQ10 semble prolonger la durée de vie tant des animaux primitifs que des mammifères, ce qui se traduit par un possible accroissement de la longévité aussi chez les humains !

Celles et ceux qui souhaitent s’engager dans une démarche de prévention ou simplement la compléter, trouveront ci-dessous un article très détaillé et particulièrement bien référencé sur l’incontournable CoQ10.
La CoQ10 allonge la durée de vie
Selon la théorie mitochondriale du vieillissement, l’agression oxydative au niveau des mitochondries est à l’origine du vieillissement.4 En deux mots, plus les dommages oxydatifs sur nos mitochondries sont importants, plus notre durée de vie diminue.5,6

Par conséquent, s’il est possible de protéger nos mitochondries et de faire en sorte que leur production d’énergie soit « propre et efficace », il est possible de ralentir le processus de vieillissement. Cela signifie non seulement une vie plus longue, mais aussi une meilleure santé. 5

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Le point de vue scientifique
Les études montrent (notamment pour l’espèce de vers C. Elegans) que lorsque l’on ajoute de la CoQ10 le fonctionnement s’améliore, le processus de vieillissement régresse et la durée de vie s’allonge7. Les mitochondries montrent une sorte de rajeunissement lors d’une supplémentation de CoQ10.8

Ces observations ne se limitent pas aux invertébrés primitifs. Les recherches démontrent que les souris supplémentées avec de la CoQ10 vivent plus longtemps. Dans un cas, les animaux supplémentés ont connu une hausse de 11,7 % de la durée de vie moyenne, et une augmentation de 24% de durée de vie maximale.1 Rapportée à l’homme, cette augmentation correspond à plus de 9 ans !9,10

La CoQ10 produit ces effets exceptionnels à travers un ensemble de mécanismes visant plusieurs cibles et notamment, en influençant directement l’expression de plusieurs gènes impliqués dans le vieillissement. En particulier ceux qui agissent sur l’inflammation.11-13 Cet effet, appelé «épigénétique», est à la pointe des expériences scientifiques destinées à mieux comprendre comment les facteurs environnementaux tels que la nutrition influencent l’expression de nos gènes.

Les effets antioxydants, anti-inflammatoires et les mécanismes épigénétiques de la CoQ10 se combinent pour offrir une protection remarquable à une multitude de systèmes de l’organisme, en particulier ceux qui sont les plus durement touchés par le vieillissement et le mauvais fonctionnement mitochondrial.
Les STATINES diminuent significativement le niveau de CoQ10
Les médicaments de la catégorie dite « statines » ont pour but de faire baisser les lipides sanguins. Mais les statines, comme tous médicaments, ont des effets indésirables. Un effet important du traitement par les statines est qu’elles réduisent les taux sanguins de CoQ10. Cela explique en partie notamment les douleurs musculaires ressenties par de nombreuses personnes utilisant ces médicaments.2

C’est pourquoi celles et ceux qui prennent des statines sont fortement encouragés à suivre une supplémentation adéquate en CoQ10.
Isolée pour la première fois en 1957, sous le nom de « ubiquinone » en raison de sa présence dans toutes les cellules humaines, la « coenzyme » Q10 ou CoQ10 agit conjointement avec d’autres enzymes pour assurer de nombreuses réactions chimiques vitales. En plus de son rôle essentiel dans la production d’énergie au sein des cellules, la CoQ10 est un excellent antioxydant qui s’oppose à l’agression oxydative causée par les radicaux libres.

Au Japon, la CoQ10 a été approuvée au titre de médicament et elle est prescrite pour le traitement de l’insuffisance cardiaque 80. Une étude récente à double-aveugle et contrôlée par placebo, a confirmé que la CoQ10 (en particulier l’ubiquinol) ne présente aucun risque, même à de très fortes doses .

Qu'est-ce que l'athérosclérose?

L’athérosclérose se caractérise par le dépôt d’une plaque essentiellement composée de lipides (on parle d’athérome) sur la paroi des artères. A terme, ces plaques peuvent entrainer la lésion de la paroi artérielle (sclérose), conduire à l’obstruction du vaisseau, ou encore se rompre, avec des conséquences souvent dramatiques.
L’athérosclérose est une atteinte fréquente, qui se développe avec l’âge, a fortiori chez les personnes exposées à certains comportements liés à l’hygiène de vie (sédentarité, tabagisme…) et présentant des facteurs de risque cardiovasculaires (hypercholestérolémie, hypertension artérielle, …). Ainsi, la quasi-totalité des adultes seraient touchés.
L’athérosclérose touche la paroi interne des artères, essentiellement de moyen et de gros calibre. Elle correspond à la formation de plaques d’athérome dans lesquelles des cellules inflammatoires et des lipides se réorganisent avec d’autres éléments, menant à une modification locale de l’aspect et de la nature de la paroi. Des cellules sanguines peuvent secondairement s’y associer. Leur épaississement ou leur rupture vont être responsables de manifestations cliniques potentiellement sévères, voire mortelles.
Les plaques d’athérome sont souvent asymptomatiques. Leur épaississement peut progressivement gêner la circulation sanguine et entraîner l’apparition de symptômes : le plus souvent, cet épaississement survient au niveau des artères coronaires qui entourent le cœur, des carotides (au niveau du cou) et des artères des membres inférieurs, engendrant des symptômes localisés : douleurs, vertiges, essoufflements, instabilité à la marche… L’angor (angine de poitrine
), l’accident ischémique transitoire
et l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) constituent les principales manifestations cliniques de l’athérome.

Les graves complications liées à l’athérosclérose découlent de la rupture des plaques, entraînant la formation d’un caillot (thrombus) qui bloque la circulation sanguine et provoque une ischémie
dont les conséquences peuvent être graves ou mortelles : elle concerne une artère coronaire
dans l’infarctus du myocarde (IDM), ou une artère carotide en cas d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Histoire naturelle de la plaque d’athérome
La création de la plaque d’athérome dépend de l’équilibre entre les apports alimentaires en cholestérol, son taux circulant et son élimination.

Le cholestérol de type LDL (LDL-c) présent dans la circulation sanguine peut s’accumuler, préférentiellement à certains endroits de l’arbre vasculaire exposés à un flux sanguin turbulent (embranchements, bifurcations…) : il crée ainsi les premières lésions débutantes, nommées stries lipidiques. Il s’agit de dépôts formant des traînées lipidiques surélevées sur la paroi interne de l’artère.

Petit à petit, le LDL-c s’y oxyde et devient inflammatoire pour la paroi interne. Afin de l’éliminer, cette dernière recrute des globules blancs (monocytes différenciés en macrophages notamment), lesquels se gorgent de LDL-c oxydés. En dehors de tout mécanisme de régulation, les macrophages deviennent volumineux, meurent par apoptose tout en restant piégés localement. Les systèmes normaux d’élimination des débris cellulaires ne pouvant intervenir, ceux-ci s’accumulent dans la plaque d’athérosclérose qui grossit petit à petit.
En réaction à ce mécanisme, les cellules musculaires lisses de la paroi vasculaire migrent dans la plaque afin d’essayer d’isoler cet amas cellulaire inflammatoire. Elles vont former une chape fibreuse constituée de fibres de collagène : l’ensemble forme une plaque plus ou moins rigide et stable, c’est-à-dire sans risque de rupture.
Dans certaines conditions, les macrophages de la plaque produisent des protéases capables de digérer le collagène produit par les cellules musculaires lisses. Lorsque ce phénomène inflammatoire se chronicise, l’action des protéases sur les fibres favorise l’affinement de la chape qui devient plus fragile et peut se rompre. Dans ce cas, la paroi interne de l’artère peut se fissurer. Des plaquettes sanguines s’agrègent aux débris cellulaires et aux lipides accumulés dans la plaque, pour former un thrombus, ou caillot, qui va ralentir puis bloquer la circulation sanguine.

Diagnostic et facteurs de risque
La démarche diagnostique n’est généralement envisagée que lorsque les premiers symptômes se manifestent. Ainsi, toute gêne fonctionnelle (essoufflement, douleur thoracique ou crampe musculaire des membres inférieurs à l’effort…) doit motiver la conduite d’un examen clinique, d’un bilan biologique et d’un interrogatoire précis sur les symptômes et les antécédents personnels et familiaux.
L’interrogatoire est indispensable pour identifier les facteurs de risque d’athérosclérose. Certains d’entre eux ne sont pas modifiables : être un homme, vieillir, présenter certains facteurs génétiques. Mais d’autres le sont :le taux de cholestérol sanguin (LDL-c élevé, HDL-c bas),le tabagisme, l’hypertension, le surpoids, le diabète, la sédentarité, le stress, une alimentation trop riche, la consommation d’alcool. Pris globalement, ces facteurs de risque modifiables expliqueraient par exemple 90% des cas d’IDM recensés dans le monde.

Le sport après 40 ans?

LE SPORT APRES 40 ANS
La question du sport après 40 ans se posent essentiellement pour les personnes qui désirent commencer ou recommencer une pratique sportive après des années d’interruption. Confrontés aux années qui passent et aux kilos en trop, les quadragénaires sont souvent pris de frénésie sportive sans réaliser que leur corps à changer et n’a plus la même résistance face à l’effort et aux traumatismes. Reprendre le sport après 40 ans exige certaines précautions.
Voyons d’abord quels sont les bénéfices de la pratique du sport aprés 40ans :
Ils concernent
Le cœur et le système cardiorespiratoire :
Ventilation pulmonaire circulation et efficacité cardiaque Prévention des maladies coronaires lutte contre l’HTA lutte contre le surpoids,
L’appareil Locomoteur
Tonus et masse musculaire Souplesse tendineuse et articulaire Coordination motrice et réflexes Equilibre et sensation du corps dans l’espace Masse et densité osseuse.
Système nerveux
Entretien de la vigilance.
Sexualité
Prévention de la dysfonction érectile.
Bien être psychique
Régulation du sommeil Lutte contre la dépression et l’anxiété Lutte contre l’isolement

2) LA NOTION D’ÂGE REEL
Avec les années qui passent, la pratique du sport est moins aisée, les performances diminuent et les capacités aussi. L’âge est une notion difficile à définir précisément. Il existe en fait plusieurs définitions de l’âge, la date de naissance ne donnant qu’une indication administrative.
L’âge biologique est celui que présente le corps en prenant pour critère le fonctionnement de ses organes. Il dépend de facteurs génétiques et environnementaux ( tabagisme, alcoolisme, activité professionnel, conditions de vie extrêmes, pratique du sport à haut niveau……)
L’âge psychologique correspond à l’image que peut avoir une personne d’elle-même. Il tient compte de ses facultés d’adaptation, de son expérience, de sa maturité d’esprit et de la manière dont elle se projette dans l’avenir.
L’âge social dépend des normes culturelles de la société et peut varier selon les points de vue. Une femme de 35 ans, peut être simultanément considérée comme une jeune travailleuse et comme une mère plutôt âgée si elle vient d’avoir son premier enfant.

3) ECOUTER SON ÂGE
Dans le contexte du sport toutes ces notions entrent en ligne de compte
L’âge biologique est le premier élément à considérer car les organes les plus sensibles aux effets de l’âge biologiques sont ceux sollicités par le sport ( cœur, vaisseaux, poumons, squelette, muscles, articulations, yeux…
L’âge psychologique compte également : une personne qui éprouve des difficultés à mémoriser des gestes complexes aura du mal à commencer un sport très technique alors que son âge biologique le lui permettrait.
Enfin l’âge social peut également entrer en considération. Une femme de 25 ans, souples et énergiques peut raisonnablement décider de commencer à pratiquer la gymnastique rythmique et sportive. Pourtant elle sera regardé comme une veille par ses coéquipières adolescentes
Même si la notion d’âge est relative, il existe une corrélation entre l’âge biologique et les capacités physiques. En fonction des différentes tranches d’âge voyons ce que dit notre corps, quels sont les sports à recommander en fonction, sachant qu’à âge constant les capacités peuvent énormément varier d’un individu à l’autre.
ENTRE 30 ET 45 ANS : L’ÂGE ADULTE MOYEN DU SPORTIF
Que dit le corps ?
Endurance et force musculaire sont préservés Coordination motrice et vélocité maximale diminuées les sportifs voient leur performance se maintenir
Quels types de sport recommander ?
Conseiller d’arrêter le sport de haut niveau, les sports dangereux( hockey sur glace)et les sports de forces(sprint) Recommander l’endurance, les sports nature(randonnée, alpinisme, voile, plongée)
ENTRE 45 ET 65 ANS : L’ÂGE ADULTE AVANCE DU SPORTIF
Que dit le corps ?
Force musculaire, coordination et vélocité, capacités sensorielles guidant le corps dans l’espace, influx nerveux, cœur et circulation du sang, ventilation pulmonaire et capacité respiratoire, résistance osseuse, et souplesse articulaire sont diminués.
Quels types de sport recommander ?
Recommander les sports d’endurance et d’entretien Déconseiller : sport intensif et nécessitant de la force (sport de combat, de glisse et sport technique)
APRES 65 ANS : ÂGE ADULTE AVANCE DU SPORTIF
Que dit le corps ?
Toutes les performances motrices diminuent très nettement Force musculaire, coordination et vélocité, capacités sensorielles guidant le corps dans l’espace, influx nerveux, cœur et circulation du sang, ventilation pulmonaire et capacité respiratoire, résistance osseuse, et souplesse articulaire sont diminués.
Quels types de sport recommander ?
Il est possible de débuter une activité physique pendant cette période mais avec des exercices appropriés et une surveillance accrue. Conseiller sport d’endurance et d’entretien. Déconseiller sport intensif et nécessitant de la force, sport de combat, de glisse, nautiques, sports collectifs et techniques
L’entrainement des sportifs de longue date peut se poursuivre en tenant compte de l’évolution de leurs capacités. La discipline et l’intensité de la pratique doivent être adaptées.

DEBUTER UN SPORT APRES 40 ANS
A 40ans, on n’a plus 20ans !!! La personne qui veut se mettre à faire du sport après 40ans doit prendre en compte plusieurs éléments pour choisir sa discipline.
A cet âge, il est possible de maintenir un effort plus longtemps mais avec moins d’intensité qu’à 20 ans. Le sportif doit donc choisir une discipline qui va mettre en jeu l’endurance plus que la force.
Après 40ans, il peut être judicieux de s’inscrire dans un club ( y compris pour les sports individuels) afin de bénéficier un encadrement technique et de conseils pour pratiquer dans les meilleures conditions possibles.
L’activité sportive doit également être adaptée pour ménager le corps : par exemple jouer à 4 au Tennis au badminton ou au squash. Les activités sportives qui demandent une bonne forme physique mais pas d’efforts intenses sont particulièrement adaptées à cet âge : randonnée, alpinisme, voile, plongée..
Avant de se lancer dans un sport exigeant, il est souvent utile de passer par une période de remise en forme pour réveiller un corps qui n’a pas travaillé depuis longtemps. Quelques mois en salle de sport en alternant cardio et musculation, permettent de se préparer progressivement et à son rythme.

LES EXAMENS PREALABLES A LA PRATIQUE DU SPORT APRES 40 ANS
Un bilan général de santé
Un ECG +- échocardiographie
Un test d’effort indispensable à la pratique de sports assez intenses